L’Art passionnel de la guerre

Vous allez dire qu’on vous refait le coup du « livre de l’année », que ce n’est que du marketing. On sait même que certains commencent à tourner tout ça en plaisanterie. Mais si vous suivez ce blog, c’est que vous nous faites relativement confiance. Nous allons donc vous demander, de continuer.

Primo, car au bout de quatorze années de conseils, on ne va pas commencer à vous raconter des cracs. Deuxio, parce qu’à chaque fois qu’on vous a présenté un auteur qu’on qualifiait d’incontournable (on a commencé en 2007 avec Scott Lynch, si ma mémoire ne me fait pas défaut), vous avez répondu présent.

En partant de ce principe, on vous prie d’accueillir pas un, mais deux nouveaux venus : Amy Raby et Anthony Ryan. Honneur à la première et à son Jeu de l’assassin.

Amy Raby est pour ainsi dire le pur produit du programme spatial américain, puisque ses parents se sont rencontrés alors qu’ils étaient tous deux employés à la NASA sur les missions Apollo. Diplômée de l’université de Washington, Amy écrit depuis toujours. De l’association de ses genres de prédilection, la Fantasy épique et la littérature romantique, est né Le Jeu de l’assassin.

Le Jeu de l'assassin d'Amy Raby

Illustration de Magali Villeneuve

Fils d’un empereur déchu, Lucien dirige un pays au bord de la guerre. Continuellement menacé, le souverain doit toujours rester sur ses gardes. Sa seule joie : défier des adversaires de valeur au caturanga, un jeu de stratégie dont il est devenu un spécialiste. Et cette fois, c’est une éblouissante jeune championne qu’il s’apprête à affronter. Vitala est aussi belle que dangereuse : assassin surentraîné œuvrant pour la résistance, elle projette de séduire l’empereur, comptant sur son charme et son intelligence pour lui porter le coup fatal, ce qui pourrait changer la face de l’empire. Mais Lucien n’est pas le tyran qu’elle imaginait. Sa vivacité d’esprit et ses nombreux talents la troublent bien plus qu’elle ne veut bien l’admettre… À qui ira sa loyauté ?

Telle est la question que l’on se pose dès les premières pages du roman. Si la partie que se livrent Lucien et Vitala semble amicale (du moins, plus qu’ils ne l’escomptaient), les enjeux de cette confrontation sont bien plus élevés qu’ils ne l’imaginent tous deux. Le jeu se déroule aussi et surtout sur un plan politique dont ils sont les pièces maîtresses.

Ce qui nous a frappés dans ce récit, c’est son intelligence en tous points. La façon dont Raby superpose les deux niveaux de jeu est tout simplement remarquable, maintenant un suspense permanent, ce qui n’est pas une mince affaire dans un roman de Fantasy. Par ailleurs, un véritable soin a été apporté par l’auteure à la relation naissante entre les deux protagonistes. La RWA, l’association américaine des auteurs de romance, ne lui a pas décerné deux prix sans raison ! Ce qui ne veut pas dire que cette histoire n’est réservée qu’aux filles… Ce serait vous priver de la découverte d’un univers travaillé, d’idées excellentes et de grands moments de lecture, sans doute aussi forts que ceux que vous avez pu vivre en compagnie de Trudi Canavan ou de Jacqueline Carey.

Faites-nous confiance, encore une fois. Non seulement vous apprécierez, mais vous en redemanderez.

Ce qui tombe bien, puisque l’auteure a prévu deux autres romans situés dans le même univers ! Mais d’ici-là, rendez-vous mercredi prochain en librairie !

« Il n’y a rien de plus sexy qu’une femme aussi bien capable de tuer que d’aimer. La tension entre les deux protagonistes est telle que les lecteurs tourneront les pages frénétiquement. » Coffee Time Romance & More

5 réflexions au sujet de « L’Art passionnel de la guerre »

  1. Forcément avec des références comme T Canavan et J Carey, je ne peux qu’acheter les yeux fermés… Je ne les ouvrirai que pour la lecture ^ ^

  2. Question: y aura-t-il aussi des éditions électroniques de ces deux livres dans un court laps de temps après l’édition papier ?

  3. Bon, bah on n’a pas d’autre choix, en fait, que de l’acheter ? Personnellement, ma confiance est totale et mon autel vous fait régulièrement des offrandes, donc je trépigne d’impatience.

  4. Aragorn : Ne jamais se fier aux couvertures américaines, elles sont souvent désagréables à regarder… cachant en fait de véritables bijoux. 😉
    Les couv’s françaises sont souvent bien plus réussies, plus attrayantes et plus proches de l’esprit du roman.

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