La Moitié d’un Roi, mais un bouquin entier

Joe Abercrombie nous revient déjà !

Nous autres, lecteurs francophones, avons eu la chance de découvrir son triptyque vengeur (Servir froid, Les Héros et Pays rouge) en l’espace d’un an, contrairement aux Anglo-saxons. Notre veine continue puisque nous enchaînons aujourd’hui avec le début de son nouveau cycle, qui a commencé pas plus tard que l’été dernier dans sa version originale.

Mais cette fois, le prodige de la Fantasy britannique nous emmène loin de la Styrie pour nous faire découvrir une peuplade guerrière digne des Vikings…

« J’ai prêté le serment de venger la mort de mon père.
Je suis peut-être la moitié d’un homme, mais j’ai prêté un serment tout entier. »

Aux yeux de son père, Yarvi n’est que la moitié d’un homme. Si son bras droit peut brandir une épée, son membre gauche estropié ne peut tenir fermement un bouclier. Le jeune prince s’est très tôt fait une raison : jamais il ne sera un guerrier digne de ce nom, ni un chef respecté, ce qui lui convient très bien.

Ses perspectives de vie tranquille s’effondrent après l’assassinat de son père. Il doit fuir, mais il doit aussi regagner le trône. Yarvi est peut-être un éclopé, mais un éclopé à l’esprit affûté comme une lame de rasoir. Et un seul ami fidèle lui suffira pour usurper à son tour le trône.

La Mer éclatée, tome 1 : La Moitié d'un Roi de Joe Abercrombie

Illustration de Didier Graffet.
(On ne change pas une équipe qui gagne des Gemmell Awards.)

Si Yarvi paraît bien plus sage que les héros dépeints dans les précédentes fresques de Joe, il se révèle rapidement comme un fier rejeton de l’auteur. Rusé comme un renard, il vous plaira sans nul doute, tout comme son acolyte Personne, et sa « philosophie de vie » bien à lui.

Encore une fois, Abercrombie surprend… et encore une fois, tout peut arriver !

La Moitié d’un Roi ouvre la trilogie de La Mer éclatée. Il sortira le 22 octobre en librairie (le 24 en numérique) et sera suivi par La Moitié d’un Monde et La Moitié d’une Guerre en 2015.

Une réflexion au sujet de « La Moitié d’un Roi, mais un bouquin entier »

  1. Si mes auteurs favoris voulaient bien arrêter de sortir des livres plus vite que je ne les lis cela ferait plaisir à mon banquier et à ma whishlist

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *