Le Mois du Cuivre 2015 : Le Club Vesuvius de Mark Gatiss

Après une première année pleine de succès et une deuxième dans la continuité, le Mois du Cuivre revient pour une troisième saison. Maintenant qu’on a publié les ouvrages de la culture Steampunk qu’on souhaitait vous faire découvrir ou redécouvrir, nous souhaitions cette fois répondre à vos attentes et vous montrer que nous étions à l’écoute de vos suggestions.

Vous avez été nombreux à nous demander plus de récits victoriens, aussi est-on ravis de partager avec vous ces trois nouveautés qui répondent au cahier des charges. Trois petits bijoux qui, de près ou de loin, flirtent avec le mythe holmesien et bénéficient d’un prestigieux parrain : Mark Gatiss en personne !

mark-gatiss(1)Lorsqu’on s’est mis en quête de nouveaux titres de steampunk, on est tombé en toute logique sur les romans de Mark Gatiss. Et là, on s’est regardé dans le blanc des yeux, en se demandant pourquoi on n’y avait pas pensé plus tôt !

Il est fort probable que vous connaissez le personnage, ou plutôt que vous le reconnaissez. Depuis quelques années maintenant, Mark se révèle comme un brillant acteur, un excellent scénariste, un remarquable metteur en scène et un producteur avisé. Oui, tout ça. Récemment croisé dans Game of Thrones, on lui doit le script (et la réalisation) de plusieurs épisodes de Doctor Who, entre autres choses. (The League of Gentlemen, Little Britain, Hercule Poirot… les plus pointilleux pourront certainement dresser une liste plus longuette encore.)

Mais le rôle qui l’a révélé au monde entier est évidemment celui du (très) élégant et (très) flegmatique Mycroft Holmes, dans Sherlock, série pour laquelle il dispose de toutes les autres casquettes citées plus haut. Excusez du peu.

Non content de poursuivre plusieurs carrières en parallèle, notre ami anglais peut se targuer d’avoir une cinquième corde à son arc. Corde qui vous est aujourd’hui révélée, chers lecteurs gaulois…

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Illustration de Noëmie Chevalier.

Dans cette ville de Londres très similaire à celle qui fut la nôtre, vous retrouverez les codes habituels que vous pouvez attendre : les cochers, le fog, les gentlemen en chapeau haut de forme… la grandeur de l’Empire britannique est palpable. Mais c’est une façade. Ici, les malandrins et les fous – ou pire encore : les anarchistes ! – sont les véritables rois.

Et c’est là que le dandy Lucifer Box vit une existence tout sauf paisible. Portraitiste le plus en vogue de son époque, échangeant volontiers son art contre quelques bons mots qui pourront le faire briller parmi la société des intrigants. Car cette profession est, elle aussi, une façade. Que ce soit depuis son domicile du 9 Downing Street (eh si !) ou dans le plus chic des hôtels, toute la bonne société (comme la mauvaise) croit savoir que l’existence de Lucifer est une éternelle fête. Ils n’ont pas tort. Mais qui a dit que la vie d’espion devait être ennuyeuse ?

Bel esprit, mauvais garçon, le plus irrésistible des agents secrets de Sa Majesté est missionné pour infiltrer la fascinante et haute société edwardienne, ce qui le conduira à Naples, là où pointe le Mont Vésuve. Il doit découvrir qui s’amuse à assassiner chacun des meilleurs vulcanologues du royaume… tout en déterminant la façon la plus seyante de porter un œillet blanc à sa boutonnière.

Sacré programme, n’est-il pas ? Mais cette présentation est loin de rendre honneur à toute la flamboyance de ce récit, à tout le panache du personnage. Prenez un James Bond ouvertement bisexuel, octroyez-lui le caractère et la répartie des meilleures interprétations d’un Sherlock, le génie et l’humour caustique d’un Mycroft (celui de Gatiss, of course) ainsi que la garde-robe et l’excentricité (oui, rajoutons- en un peu) d’un Oscar Wilde… et vous obtenez l’extraordinaire Lucifer Box ! Vous sourirez devant ses frasques, et ses tirades vous feront l’applaudir.

C’est ma foi fort simple : que vous connaissiez ou non le travail télévisuel de Mark Gatiss, vous ne pouvez pas ne pas aimer Le Club Vesuvius !

Commes les autres ouvrages du Mois du Cuivre 2015, ce roman sortira mercredi prochain en librairie, le 18 février, et deux jours plus tard en numérique. Mais rappelons que, dans le cas présent, si vous hésitez entre la version imprimée et l’e-book : votre choix ne doit PAS être cornélien, vu les bijoux que sont chacun des livres de cette collection… on y reviendra dans un prochain billet !

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