Celui-qui-ose

En ce printemps, la Fantasy gauloise se porte on ne peut mieux. Rien que chez Bragelonne, on a vu arriver Manon Fargetton et Jean-Sébastien Guillermou dans le catalogue. Et depuis quelques jours, aux côtés des trois tomes du Paris des Merveilles de Pierre Pevel, on peut également trouver la nouvelle pépite de Paul Beorn. Un grand spectacle nommé Le Septième Guerrier-Mage.

J’ai pillé, brûlé, tué.
Puis j’ai déserté l’armée la plus puissante du monde. Je voulais être libre, vivre la belle vie loin de cette foutue guerre… Mais voilà que je dois défendre un village de paysans contre cette même armée dont je portais les couleurs. Des milliers de soldats sont en marche.
Former des combattants, monter des fortifications, trouver des armes… Ces culs-terreux croient dur comme fer que je porte le pouvoir d’un Guerrier-Mage. Moi, je ne donne pas cher de nos peaux. Mais il y a au moins une personne dans cette vallée que je ne pourrai jamais abandonner, alors j’irai jusqu’au bout.
Mon nom, c’est moi qui l’ai choisi : je suis Jal, celui-qui-ose.

Vous connaissez Paul Beorn depuis quelque temps maintenant. Si vous ne l’avez pas découvert par les romans pré-Castelmore (le diptyque La Pucelle de Diable-Vert et Les Derniers Parfaits), ses deux livres les plus récents n’ont certainement pas pu passer sous votre radar, si vous suivez l’actualité de nos différents labels.

Après 14-14 (prix Gulli 2014, rappelons-le) et Le Jour où…, Paul s’aventure sur le terrain de jeux favori de Bragelonne, sa complice Silène Edgar ayant quant a elle publié un nouveau roman jeunesse, Adèle et les noces de la reine Margot. Entendez par là qu’il s’attaque à une Fantasy plus grand public avec ce projet qu’il élabore depuis un certain temps avec Stéphane Marsan.

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Marie (attachée de presse), Paul, Silène et Stéphane,
durant la cérémonie de remise du Prix Gulli.

Lorsque Jal se réveille, perdu et agonisant, il ne se doute pas que sa survie dépendra de son serment. Celui de défendre une peuplade apeurée face à l’immense armée conquérante qu’il vient de déserter. Une armée menée par le plus puissant des Guerriers-Mages. Bientôt, de violents cauchemars assaillent le jeune soldat, les souvenirs de douze années de sa vie jusque-là oubliées, et, avec eux, des capacités insoupçonnées… Tenir cette promesse lui permettra peut-être de découvrir ce qu’il est vraiment… mais comment pourra-t-il survivre, seul face à une infinité d’ennemis ?

Ce pitch vous fera sans doute penser au chef-d’œuvre d’Akira Kurosawa. À raison, car Paul a toujours eu l’intention d’écrire un livre hommage aux Sept Samouraïs. Pour autant, il ne s’agit pas d’une simple transposition passée à la moulinette Fantasy. Grand fan du genre depuis toujours (au cas où son nom de plume ne soit pas assez éloquent), l’auteur connaît ses classiques, et a mûrement réfléchi aux codes du genre.

Et le résultat est des plus surprenants. On pense avoir affaire à un concentré d’action (ce qui est le cas), mais on est surtout finalement témoins d’une histoire à l’atmosphère presque intimiste, qu’on découvre à travers les yeux d’un personnage fascinant, qui voit en cette ultime bonne action une chance de salut.

Si nous devions nous prêter aux jeux des comparaisons, nous placerions Le Septième Guerrier-Mage entre Légende de David Gemmell et la trilogie Leïlan de Magali Ségura, pour toutes les raisons qui ne manqueront pas de vous paraître évidentes après lecture de cet article.

Et ce n’est pas parce que ce roman paraît chez Bragelonne que les jeunes lecteurs habituels de tonton Beorn se retrouveront dans l’impossibilité de le lire, puisqu’il est tout à fait accessible, dès 16 ans !

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Le Septième Guerrier-Mage est disponible en librairie, ainsi qu’en numérique depuis aujourd’hui. Sa lecture vous enchantera, tout comme sa couverture signée par l’immense Marc Simonetti. (Vous trouverez d’ailleurs un making of de cette illustration sur notre page Facebook.)

Cerise sur le gâteau, vous pourrez rencontrer Paul dès le week-end prochain aux Imaginales ! (On vous prépare un billet dédié pour mardi prochain.)

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