Corvis l’Anti-légende

L’Ombre du Conquérant est le premier roman d’une nouvelle série qui fleure bon l’acier, la boue et la rage. C’est une petite pépite qui vient de rejoindre les rangs de Bragelonne, et on vous explique pourquoi !

Autrefois, on l’appelait la Terreur de l’Est. Dissimulé derrière une armure noire comme la nuit, Corvis Rebaine se taillait une légende à l’aide de sa hache forgée par les démons. Poussé par le désir de voir le royaume retrouver une certaine intégrité, ses réussites se multiplièrent. Pourtant, alors que la victoire était à portée de main, Rebaine a fait marche arrière, avant de disparaître.

Dix-sept ans plus tard, Rebaine est marié et élève paisiblement ses enfants. Tout rêve de conquête l’a abandonné, et même l’avènement d’un nouveau seigneur de guerre n’incite pas l’ancien guerrier à sortir de sa retraite. Jusqu’au jour où sa fille est enlevée. Pour sauver le royaume qu’il avait autrefois tenté de conquérir, Rebaine rendosse sa maudite armure. Osera-t-il réveiller cette part de lui qui se délectait de la destruction ? Et puisque la vie des siens en dépend, aura-t-il seulement le choix ?

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illustration de Paul Mafayon

Il n’y a qu’à voir la couverture du livre pour voir en Corvis Rebaine le chaînon manquant entre le Death Dealer de Frazetta et les guerriers de Warhammer. C’est cette idée qui nous a appâté, avant même de lire ce bouquin. Et la lecture n’a fait que confirmer notre impression. L’Ombre du Conquérant répond à un certain manque qu’on a constaté en librairie, ces derniers temps : celui d’une Fantasy guerrière, où l’on parle davantage avec les épées et les haches qu’avec la langue.
C’est assez paradoxal, puisque c’est une mouvance qu’on a notamment contribué à lancé avec les romans de David Gemmell et Stan Nicholls. Mais l’erreur est aujourd’hui corrigée. Ari Marmell a écrit son roman au rythme des tambours de guerre et se permet en plus de tordre le cou aux clichés.

Mais plus que tout, ce qui nous a plu, c’est que Corvis est un personnage gris, comme le monde où il évolue. Il n’est pas foncièrement mauvais… mais il n’est pas bon pour autant. Oh non. Ainsi on aime à le voir comme une version déformée du guerrier à la hache. Prenez Druss et imaginez un instant qu’il aurait pu être moins bon et honorable. Ce qu’il aurait pu devenir s’il avait voulu se servir de sa force et de son charisme pour devenir un puissant, même pour des motivations qui lui semblaient nobles.

Si vous l’osez, vous pouvez dès maintenant faire la rencontre de Corvis Rebaine, L’Ombre du Conquérant étant  disponible en librairie. Mais nous reviendrons d’ici peu sur ce livre, car l’auteur a bien voulu nous accorder quelques minutes de son temps pour en parler avec nous. Smile

3 réflexions au sujet de « Corvis l’Anti-légende »

  1. Mais c’est que ça m’a l’air bien sympa 😀 Hop, dans ma liste de souhaits ^^

  2. Apparemment celui-ci récolte des critiques plutôt mauvaises sur les sites spécialisés…. dommage mais on pardonne Brage pour toutes les perles qu’ils traduisent.

  3. Pour ma part, j’en suis à un peu plus de la moitié et, même si c’est assez sympa, j’attends toujours le côté bourrin promis. Franchement, on est très loin de Warhammer et même de Druss… Donc, très sympa à lire (on ne s’ennuie pas pour autant, attention, hein, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit) mais pour le côté guerrier, barbare et bourrin, pour l’instant, ça s’arrête à la couv’…. On est à deux doigts de la publicité mensongère…

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